Loup

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lundi 3 septembre 2012

Indiens et commerce de la fourrure

Tableau sur toile (peinture acrylique, papiers toile araignée, ordinaire, éléments feutrine, bois, autocollants, cliparts,
 vernis-colle).
Du XVIe au XVIIIe siècle, sur les rives du St Laurent entre autres, les Indiens vendaient énormément de peaux de castors aux Français car avec celles-ci ils fabriquaient des chapeaux en feutre à la mode.
Dans chaque colonie, il existait des trappeurs, des bush lopers, parmi les Hollandais, Anglais et Français. Les coureurs de bois partaient sur le Mississipi vers l'Ouest, les Grands Lacs, pour échanger de la verroterie, des fusils, chaudières et du rhum avec les Indiens et récupérer ces fourrures très prisées. Parfois, les hommes blancs finissaient par s'indianiser auprès des familles, suivant leurs coutumes, s'établissant avec des Indiennes au sein des tipis.
Les trappeurs des Montagnes Rocheuses, surtout des Canadiens français et des Métis, remontaient le Missouri pour poser des pièges le long et dans les cours d'eau à la recherche de castors, renards, lynx, ours, voire bisons. Le métier était dur car ils étaient vite exposés aux intempéries, à l'hostilité des lieux, des prédateurs, à la faim, la solitude et à l'attaque des Indiens, défendant leurs territoires. Ils redescendaient au printemps avec leurs cargaisons de fourrure pour un jour peut-être mieux vivre à St Louis.
Ce commerce de la fourrure a pourtant perverti le monde paisible et si naturel des Indiens en introduisant le matérialisme (échanges basés sur des objets, de l'argent, des armes, de l'alcool), les maladies, la famine, dressant les Blancs contre les Indiens et vice-et-versa, mais aussi tribus contre tribus jusqu'à l'extermination, l'extinction de certaines d'entre elles, dès les premières années de l'arrivée des colons.
 
Voir l'histoire des guerres Iroquoises, La Terre des Peaux-Rouges de P. Jacquin aux éd. Gallimard, collection "Découvertes Histoire", 2003.
Sur les routes de l'Ouest de F. Perriot, éd. Le Pré aux Clercs, 2004.
 
Le castor
Rongeur, le castor est un mammifère de 30 kgs pour 60-80 cm de long, avec une queue de 30 à 40 cm. Connu pour son habilité à tailler les troncs d'arbres en peu de temps et à faire des barrages parfois énormes sur les cours d'eau, cet animal surprend aussi par ses dents de couleur orange et par sa capacité à rester en apnée près de 15 mn sans remonter.
Il est aussi le premier mammifère à avoir été mis sous protection des pouvoirs publics dès 1909 en France. Il a dû être réintroduit sur nos grands fleuves dont celui de la Marne. Ses barrages permettent la régularisation du débit des rivières, évitant les crues et la sécheresse.
 
Pour en savoir plus :
Le Castor de V. Tracqui, aux éd. Milan, collection "Patte à patte", 2007.
 
 

mercredi 1 août 2012

Holiday : a Break !

"If we took a holiday
Took some time to celebrate
Just one day out of life
It would be, it would be so nice !"
Madonna, extrait de "Holiday", The First Album, 1983.
"Le secret du succès est de faire de ta vocation
 tes vacances."
Mark Twain (écrivain américain [1835-1910], auteur des Aventures de Tom Sawyer et des Aventures d' Huckleberry Finn, 1876 et 1885)

Présentoir bois peint à l'acrylique, collage décopatch divers et autre papier, vernis-colle. Cheval papier mâché recouvert de décopatch divers et vernis-colle.

Rfces : Voir sites Wikipédia et Evène





dimanche 1 juillet 2012

Le manque de liberté individuelle des premiers colons

Tableau sur bois (peinture acrylique, collage papiers décopatch, kraft, ondulé, bananier, ordinaires, éléments divers bois, papier, feutrine, cliparts, vernis-colle).
Inspiré du personnage principal et de l'univers naturel, naif et romantique de Sarah Kay, illustratrice australienne célèbre, auteur d'albums pour enfants.

La Lettre écarlate est une histoire très connue de Nathaniel Hawthorne (1804-1864). Cette oeuvre, un des premiers romans écrits dans ce pays, fait partie du patrimoine littéraire américain de référence.
Publiée en 1850, elle relate la vie difficile d'Hester Prynne entre 1642 et 1649, une jeune femme appartenant à une communauté très traditionnaliste à Boston, dans le Massachusetts. Alors qu'elle est considérée comme veuve suite à la disparition étrange de son mari médecin, elle est accusée d'adultère et doit porter un écusson en forme de A sur la poitrine. De retour de chez les Indiens près desquels ledit mari a vécu, ce dernier jure de venger l'honneur de sa femme au sein de la communauté et de punir son amant, le pasteur.
Cette tragédie met en avant plusieurs faits historiques dont le puritanisme malsain de l'époque, mélange d'hypocrisie et d'intolérance entre individus proches. Alors que les colons avaient fuit la vieille Europe et ses idées conservatrices, ils étaient incapables d'évoluer, d'être ouverts d'esprit et réceptifs à de nouvelles moeurs. Comment pouvaient-ils cohabiter avec les natifs de ce Nouveau Continent alors qu'ils ne pouvaient déjà pas se supporter entre personnes de même race, religion, communauté, famille ?
Le roman est aussi un hommage à l'art car l'héroine a fait de sa punition une oeuvre d'art, brodant son écusson de fil d'or, faisant de cette lettre son étendard pour la liberté, l'individualité. Figés, prisonniers de leurs idées, les puritains étaient aussi insensibles à la beauté de son ouvrage qu'à sa souffrance intérieure.
Ce drame a été porté à l'écran par Roland Joffé en 1995. Les Amants du Nouveau Monde a été joué par Demi Moore, Gary Oldman et Robert Duvall.
Référence : Wikipédia

lundi 4 juin 2012

Le Nénuphar géant : une curiosité indienne

"La liberté est une plante qui croit vite, une fois qu' elle a pris racine."
George Washington (extrait d' un discours)

Tableau sur toile
 (papiers décopatch, crépon, mûrier, serviette en papier, peinture acrylique, raphia, éléments bois, vernis-colle).

Les nénuphars sont pour la plupart endémiques, poussant à l' état sauvage. Leur provenance est variée : Afrique, Australie, Nouvelle-Guinée, Papouasie, France (Nénuphar blanc), Mexique et Sud-Est des Etats-Unis (Nymphaea Mexicana)...
La plus grande nymphéacée du monde se trouve en Amérique du Sud (Victoria - Victoria Cruziana). Ce nénuphar géant, souvent appelé "lis d'eau d' Amazonie",  a des fleurs, blanches, roses puis rouges, atteignant jusqu'à une quarantaine de cm. Les feuilles, que l'on compare à des moules à tarte, peuvent avoir 3 m de circonférence. Très rare et impressionnante, la plante se trouve en Amazonie. Les Indiens, encore à l' heure actuelle, l'utilisent comme embarcation pour naviguer sur les nombreux lacs. Ces plantes imposantes par leur taille peuvent supporter 50 kgs.
Cette plante a été découverte dans les années 1840 par Thaddaus Haenke, botaniste, pour être ramenée en Angleterre par Joseph Paxton, architecte jardinier de formation, en 1846. Elle fut dédiée à la Reine Victoria, plantée à Kews Gardens puis au Jardin du Duc de Devonshire.

Références :
www.evene.fr
www.geo.fr
http://mondesetmerveilles.free.fr
wikipedia

mardi 1 mai 2012

Littérature chantée chez les Inuits

"Les Etats-Unis sont bornés au Nord par le Pôle, au Sud par L'Antarctique, à l'Est par le premier chapitre de la Genèse, et à l'Ouest par le Jour du Jugement dernier." Arthur Bird.

Tableau en relief sur la fonte des glaces et la disparition des espèces  (peinture acrylique, vernis-colle, papiers mâché, crépon, décopatch, mûrier, cliparts).

Orale, cette littérature est basée sur les évènements de la vie quotidienne et les émotions. Les histoires tournent autour du Soleil, de la Lune et de la Déesse de la Mer, Sedna. Les personnages principaux évoluent dans une atmosphère surnaturelle, de fantasy, peuplée d'esprits maléfiques ou bienfaiteurs (géants, elfes, nains) qui perturbent les rapports entre humains. Les Inuits chantent ces histoires pour célébrer ou simplement commenter un épisode de leur vie.
La musique et le chant s'associent donc aux contes, légendes et mythes et sont incontournables. Les traditions musicales de ces peuples sont variées et nombreuses. La narration chantée n'est pas réservée qu'aux professionnels.
Les chants accompagnés au tambour et de danses véhiculent de génération en génération les contes et légendes.
D'autres chants, appelés "récits pisuit", toujours rythmés par un tambour, font la part belle aux récits personnels.
Les chants de duels permettent à deux individus de régler des différends au sein du foyer par exemple. Chacun est invité à s'exprimer sur le comportement reproché de son adversaire et à son ressenti devant un public. A travers le chant, chacun évacue son stress jusqu'à se libérer de sa rancoeur et l'amitié peut repartir sur de bonnes bases.
Les chants peuvent être très spirituels comme le sont les chants réservés aux chamans (angalok).
Enfin, les chants les plus impressionnants sont les chants de gorge (ou katajak) où deux chanteuses s'affrontent jusqu'à épuisement (mal de gorge, rire, manque de texte ...).

Sites à découvrir pour aller plus loin :


samedi 7 avril 2012

Joyeuses Pâques - Happy Easter


Tableau sur toile
Peinture acrylique, carton ondulé, papier mâché, papiers décopatch, mûrier, bananier, cliparts, vernis-colle.


"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre."

Tatanka Yotanka, dit Sitting Bull, Grand Chef Sioux
Voir www.syti.net  "Le Message prémonitoire des Indiens d' Amérique"

dimanche 18 mars 2012

La Vénération de la Terre


Tableau (peinture acrylique, collage papiers décopatch, kraft, mûrier, carton ondulé, éléments bois,
images poésie, autocollants, vernis-colle)

Chant de rêve

Tandis que mes yeux
fouillent
la prairie
je sens l'été
dans le printemps.

Anonyme (Indien Chippewa)

Les Indiens avaient le devoir de prier, de remercier le Tout-puissant tous les jours et pas seulement le dimanche, jour saint dans certaines religions et à chaque fois qu'ils foulaient un nouveau lieu. Ils passaient des heures à observer, étudier, écouter dans le silence absolu. Ils étaient convaincus que Dieu s'était arrêté à chaque endroit, à chaque élément (le ciel, les arbres, les animaux, les insectes ...). En revenant régulièrement sur ses pas, ils savaient que leurs prières seraient exaucées. Dieu avait décidé et mis chaque chose à la bonne place. La Nature était alors un immense tableau en perpétuel mouvement, un mouvement circulaire comme le prouve le cycle des saisons qui se répète dans le temps et que les Indiens reproduisaient dans leur vie quotidienne, avec par exemple, l'usage des tipis de forme ronde.

Ils ne trouvaient pas la Nature sauvage, elle était douce. Ils s'adaptaient à son cycle et ses humeurs. La brutalité et la cruauté venaient des orgueilleux hommes blancs. Ils ne comprenaient pas comment l'Homme blanc pouvait monnayer des terres qui ne lui appartenaient pas, et dont la vie qui y régnait n'avait aucun prix. Il n'y avait pas de possibilité d'avoir pour chacun une propriété privée, la richesse n'était pas de posséder. Le bonheur suprême était de vivre ensemble, de partager, en parfaite harmonie avec soi, les autres, l'environnement et le Tout-puissant, sur une Terre infinie et libre.

Voir dans Pieds nus sur la Terre sacrée de T. C. McLuhan, éd. Denoel, 2004.