Loup

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dimanche 28 juillet 2013

Le mode de vie des Indiens d'Amérique




Coin de potager (aquarelle juillet 13)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Aborigènes aux origines européennes, asiatiques et africaines, ils ont franchi tous les territoires et tous les obstacles jusqu'en Amérique en quête d'une seule chose autour de laquelle toute leur vie tournait : la nourriture. La destruction de cette dernière a d'ailleurs engendré leur perte lorsque les Blancs ont récupéré ou saccagé leurs territoires, cultures et gibiers qui s'y trouvaient au XIXe siècle.
Le mode de vie des Indiens d'Amérique dépendait donc de l'emplacement où ils vivaient. Certains se déplaçaient sans cesse en fonction du gibier qui les nourrissait, d'autres se sont sédentarisés pour cultiver de nombreuses plantes (coton, tabac, pommes de terre, patates douces, tomates, citrouilles, courges, haricots, mais, manioc, tournesols, canne berges ...) ou faire de l'élevage.
De nos jours, les tribus ont été répertoriées en partie selon leur mode de vie ou leur langage. Cet inventaire a fait apparaître beaucoup de lacunes et ne fait pas l'unanimité en raison de la multiplicité et complexité de ces peuples. Ces premiers Américains parlaient plus de 300 langues et autres dialectes, aussi éloignés les uns des autres géographiquement que phonétiquement.

 



Animaux papier mâché ou polystyrène décorés de séquins ou papiers décopatch, mûrier et vernis-colle.
 
Liste des tribus aux E. U. les plus importantes au XIXe siècle
Nord-Est : Iroquois, Hurons, Delawares, Shawnees (agriculteurs) et Algonquins (chasseurs cueilleurs)
Côtes : Micmacs, Abenakis, Beothuks, Penobscots (pêche, chasse)
Sud-Est : Cherokees, Choctaws, Creeks, Natchez (agriculteurs), Timucuas (chasseurs, pêcheurs)
Grands Lacs : Sauks, Fox, Miamis, Ojibwas (pêcheurs et agriculteurs)
Sud-Ouest : Hopis, Navajos, Zunis (agriculteurs), Mohaves, Pimas (chasseurs, cueilleurs)
Grandes Plaines : Sioux, Pawnees, Comanches, Cheyennes, Blackfeet, Nez-Percés (chasse et agriculture)
Nord-Ouest : Kwakiutls, Nootkas, Haidas (pêcheurs)
Grand-Nord : Chipewyans, Crees (chasseurs)
 
Plus de renseignements dans La Terre des Peaux-Rouges de P. Jacquin (éd. Gallimard, Découvertes Histoire, 1987) et le Guide des Tribus Indiennes d'Amérique (éd. du Rocher, 1995)

dimanche 16 juin 2013

With Love

Portrait de J. L.
[...]
And anything is possible when you're Sowing the Seeds of Love
Anything is possible - Sowing the Seeds of Love
[...]
Feel the Pain
Talk about it
If you're a worried man - then shout about it
[...]
Read it in the books in the crannies and the nooks there are books to read
[...]
Sowing the Seeds
And end to need
And the Politics of Greed
With Love

Lyrics from "Sowing the Seeds of Love" (Orzabal / Smith), Tears Roll down (Greatest Hits 82-92), Tears for Fears.

dimanche 26 mai 2013

L'attrait des Indiens pour la turquoise

Papier vitrail, gommettes carton et papier, vernis-colle sur verre,
agrémentés de perles bois, plumes et de séquins sur fils de fer.
La turquoise est la pierre sacrée des Indiens du Sud, réputés aujourd'hui et de tout temps pour la beauté de leurs bijoux. Cette pierre fait partie des phosphates, mélange incroyable de fer, cuivre, aluminium, phosphore, hydrogène et oxygène, calcium, magnésium, silicium et zinc.  Elle est à dominance bleue si le cuivre y est en grande quantité et verte si le fer y est supérieur.
La turquoise est sacrée pour les Indiens contrairement à d'autres pierres qui seront broyées pour peindre par exemple (malachite, azurite, hématite).  Les Navajos voient en elle un morceau tombé du ciel, les Apaches la considèrent comme un porte-bonheur, contenant les esprits du ciel et de la mer. Les Zunis pensent qu'elle protège des mauvais esprits et les Aztèques l'offrent aux dieux.
La pierre bleue aux filaments noirs ou rouges était aussi utilisée à des fins médicinales. Curative, elle soignait les maladies de l'estomac, des intestins, du sang, les piqûres de serpents et de scorpions, la cécité, la folie.
Séquins multicolores sur forme polystyrène.
Portée comme bijou, elle était un symbole de richesse, de grand apparat, d'amitié et de fidèlité. La turquoise était utilisée bien avant l'arrivée des colons. Si les mineurs au début du XXe siècle en Amérique du Nord exploitèrent de grands gisements, cette pierre avait déjà était découverte et extraite par les Indiens Anasazi. Outre les pierres, les tribus fabriquaient aussi des bijoux avec des piquants de porc-épic, des dents et des griffes, des cornes d'animaux, des plumes, des coquillages, des perles de verre importées par les Blancs.
Les Indiens du Sud-Ouest, Pueblos, Hopis, Zunis puis Navajos  travaillèrent davantage les pierres, surtout les turquoises, grâce à l'extension des mines, avec l'évolution des techniques et de l'outillage, l'évolution des transports et au contact des joalliers espagnols, notamment avec de l'argent tiré de pièces de monnaie (tradition de la région des canyons). Si l'or était courant au Mexique à l'époque des Conquistadors, il fut exploité très tard en Amérique (Georgie, Californie, Colorado, Nevada, Arizona).
Références :
 Guide des tribus indiennes d'Amérique de A. Marquis, éd. du Rocher, 1995.

dimanche 21 avril 2013

Verroterie de pacotille pour les Indiens


Sur verre de récupération, papier vitrail et vernis-colle, gel pailleté, corde, fil de fer, perles et autres décorations.
Au XVIIIe siècle, les gouvernements européens mettent en place une politique "de présents" à l'égard des colonies et des Indiens en Amérique. Ils cherchent à économiser sur le fonctionnement des colonies, tentant d'en limiter les coûts en obtenant des rabais sur la nourriture, la fourrure et les terres.
Les cadeaux se multiplient aux tribus pour garantir des alliances, envers les chefs comme les guerriers, lors de simples visites, avant les interventions militaires et pendant les échanges commerciaux.
Les Indiens se sont laissées séduire progressivement par le mode de vie occidental. Les Indiennes sont alors attirées par les objets et vêtements aux couleurs vives et brillantes. Pour échanger vivres, chevaux et canoes, les explorateurs, les trappeurs, apportèrent aussi en grande quantité des perles de verre de couleur bleue, des boutons de cuivre, des aiguilles à coudre, des hameçons, des bijoux de pacotille, des miroirs, des grelots, du tissu, des torons de tabac, des médailles ...
Séquins multicolores sur forme polystyrène.
 
Ces échanges n'étaient bien entendu pas équilibrés et se faisaient souvent au détriment des tribus naives et incrédules. Une expression est d'ailleur restée dans le langage français. "Faire échange de l'Indien" fait référence à cette époque de manipulation des Indigènes à des fins matérialistes, la dépossession de leurs terres et l'extermination de leurs croyances.
Un des exemples les plus connus est l'acquisition de l'île de Manhattan par Pierre Minuit en 1626, le gouverneur de la Nouvelle-Belgique aux Indiens Manhattes, un échange de verroterie, bibelots et autres babioles pour 60 florins (24 dollars US du XIXe siècle).
Références :
Sur les routes de l'Ouest de F. Perriot, éd. Le Pré aux Clercs, 2004.
La Terre des Peaux-Rouges de P. Jacquin, éd. Gallimard, 2003
wikipédia

lundi 18 mars 2013

Rose et l'Amérique




Objets bois décoration décopatch, papier toile araignée, peinture acrylique, vernis-colle.


Ste Rose de Lima
A la fin du XVIème siècle à Lima au Pérou naquit dans une famille pauvre une petite péruvienne, Isabelle d'Oliva, au teint clair, fille d'un colon espagnol et d'une métisse indienne. Morte en 1617 à 31 ans, incomprise, Rose-Marie vivait dans une austérité totale chez les Dominicaines, se dévouant aux plus démunis parmi les Indiens, les enfants abandonnés, les vieillards, les infirmes et les malades. Canonisée en 1671, elle devint la patronne du Nouveau Monde, l'Amérique latine. Chaque année a lieu le 30 août une cérémonie religieuse en son honneur avec les autorités politiques, diplomatiques et militaires du pays. La procession a lieu jusqu'à la Cathédrale de Lima.
 
Le prénom Rose (fête le 23 août)
Il a connu une belle ascension dès le XVème siècle. En France, il s'est répandu au XIXème siècle mais s'est plutôt transformé en Roseline, Rose-Marie ou Rosine. Aux Etats-Unis, le prénom Rosa reste fortement lié à Rosa Parks (1913-2005), symbole de la lutte contre la ségrégation raciale. Elle était une simple couturière noire quand en décembre 1955 elle refusa de céder sa place à un passager blanc dans un bus en Alabama, à Montgoméry. Une autre Rose célèbre aux E. U. est Rose Elisabeth Kennedy née Fitzgerald (1890-1995). Issue d'une famille bourgeoise bostonienne, elle était la mère de John F. Kennedy, le président  et de son frère Bobby, tous deux assassinés.


Une rose appelée Christophe Colomb
En 1992, une rose a été dédiée à celui qui a découvert l'Amérique pour le 500e anniversaire de son débarquement en terre inconnue dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492. Ce rosier jaune-orange-rouge aux reflets cuivrés de haute taille et aux grandes fleurs hybrides de thé avait remporté une médaille d'or à Gênes en 1992. La floraison est abondante et il est très résistant aux maladies.
 
Sources :  http://rosepassion.e-monsite.com
                http://nature.jardin.free.fr
                http://tous-les-prénoms.com
                wikipédia
 
 

lundi 18 février 2013

Trois-Fontaines à l'honneur

2 évènements concernent le village de Trois-Fontaines (Marne) actuellement.

Un arbre, des hommes

Village de Trois-Fontaines (photo M. Leriche)
Trois-Fontaines a l'honneur de voir un de ses arbres centenaires retenu pour le concours de l'arbre de l'année 2013 lancé par le magazine Terre Sauvage et l'ONF (Office National des forêts). 23 arbres font partie de la sélection pour cette deuxième édition.
 
L'Abbaye de Trois-Fontaines (photo M. Leriche)
 
Le magnolia de Soulanges est situé face aux arcades du cloître de l'Abbaye de Trois-Fontaines. Il a été planté par le Comte de Fontenoy, propriétaire du bien à l'époque. Il doit sa ligne harmonieuse basse tige à une anecdote. Un des chiens du comte avait dévoré sa cîme.
 
A voir fleuri entre avril et mai.
 
Un bel hommage au passé, au patrimoine et à tous les bénévoles qui ont oeuvré et qui oeuvrent toujours pour la beauté du site.
 
Votez pour l'élection du magnolia de Trois-Fontaines (jusqu'à juin 2013) à partir de ce lien : www.arbredelannee.com


Un court-métrage, un décor made in TF

Cette production signée par le réalisateur belge Tom Van Avermaet a été soutenue financièrement entre autres en 2010 par la Région Champagne-Ardenne (dont l'ORCCA). Ce court-métrage  a été tourné dans la Marne fin novembre 2010. On y voit les ruines de L'Abbaye de Trois-Fontaines et la forêt environnante.
 
Ruines de l'abbaye (photo de M. Leriche)
 
Intitulé "Mort d'une ombre", il est nominé aux Oscars 2013 à Los Angeles ! Il s'agit d'une reconstitution de la guerre 14-18. Pendant la guerre, un soldat entre la vie et la mort se voit proposer un drôle de marché pour obtenir une seconde chance de vivre. Il doit collecter des ombres. L'acteur principal est le très remarqué (De rouille et d'os et Bullhead) Matthias Schoenaerts.
A suivre !
 
Ruines de l'abbaye (photo de M. Leriche)
 

dimanche 27 janvier 2013

La Vénération du loup chez les Amérindiens

 
Tableau en relief  format moyen (acrylique, vernis-colle et éléments bois et papiers).
 
Certains Amérindiens considéraient le loup comme un dieu, un des créateurs du monde, au même niveau que le coyote.
A la mort d'un homme, l'esprit de ce dernier devait rejoindre la terre du coyote. Le rôle du loup était d'accueillir le défunt afin de purifier son âme dans une rivière. L'esprit serein pouvait alors pénétrer dans la Terre sacrée.
Lors de la venue des colons et de l'occupation progressive des terres par l'homme, le loup a dû se retirer dans les montagnes, lieux mystérieux et hors de portée. Par sa position supérieure, le loup acquit encore plus d'aura mystique auprès des Indiens.
L'animal fut appelé aussi "l'Eclaireur" par les tribus des Grandes Plaines. Le loup fascinait par sa capacité d'adaptation aux grands espaces et face à l'adversité. Il était considéré comme un grand guerrier par les Indiens des Grandes Plaines. D'ailleurs, les Pawnees signaient leur nom du même signe que celui qui désignait le loup.
Le loup était aussi respecté par sa loyauté envers sa meute, notamment lors de la chasse. Les guerriers Lakotas se peignaient la bouche en rouge pour ressembler au loup lors de la mise à mort de sa proie.

Source : Le Loup, sauvage et fascinant de S. Ellis, éd. M. Lafon, 2006.