Loup

Loup

dimanche 19 février 2012

La chouette et l'astrologie amérindienne


Aquarelle (février 12) : chouette hulotte.


La chouette est un animal totem chez les Amérindiens, faisant partie de la roue de la vie des chamans, 9e esprit totem dans le solstice d'hiver. Elle est assimilée au Sagittaire dans notre horoscope occidental.
Cet animal est le symbole de la clairvoyance et de la sagesse à cause de ses yeux ronds immenses et lumineux. Elle est capable de scruter les ténèbres, percer les mystères inaccessibles à l'homme, tout à fait naturellement. Elle est capable de discerner et de juger, intermédiaire entre deux mondes, le divin et le terrestre.
En plus du rôle de guide des hommes, l'oiseau est aussi protecteur. Il se nourrit de nuisibles, d'insectes et de rongeurs, chassant utile et débarrassant la terre de vermines.
A l'inverse, la chouette peut être porteuse de malheur, annonçant la mort ou la misère si elle utilise les forces obscures à mauvais escient.
Aux Etats-Unis (Sud de l'Amérique centrale, Est et Ouest des E. U.), et au Canada, la chouette la plus répandue est la chouette rayée. En Europe, et notamment en France, la plus courante est la chouette hulotte. Les deux espèces sont forestières au départ mais se sont aussi adaptées à la ville, dans les parcs et jardins et même dans les bâtiments où elles nichent aussi.

Autres signes astrologiques :
Faucon = Bélier, Castor = Taureau, Cerf = Gémeaux, Pivert = Cancer, Saumon = Lion, Ours = Vierge, Serpent = Scorpion, Ours = Capricorne, Loutre = Verseau, Loup = Poisson.

Références :
Chouettes et hiboux de K. Graham, Nathan, 1998.
Wikipédia

mardi 24 janvier 2012

Mythique coyote

Coyote est un animal mythique que l'on retrouve dans de nombreux contes indiens. Il fait partie des tricksters américains comme le glouton ou Carcajou chez les Algonquins, ou le Corbeau pour les Athapasques . Il est le cousin du renard, apparenté à Renard le Goupil en Europe. Rusé, il joue des tours aux hommes en se transformant soit en humain, soit en un autre animal, soit en objet. Surmontant les obstacles, il s'en sort toujours. Il cherche à faire rire des travers de chacun. Ce pitre, auteur de bourdes et de gaffes nombreuses, se livre sans façon aux interdits. Tout en provoquant l'auditoire, il fait rire et réfléchir sur la vie. Mythe important chez les Sioux, il relate leur histoire. Ces légendes sont transmises lors de veillées ou fêtes.
Sources :
 Le Dico des Indiens, M. Piquemal, De La Martinière Jeunesse, 2003
Indiens, M. - H. Fraissé, éd. du Chêne, 2004.


"L'un des rescapés demanda à leur sauveur [coyote]:
-Comment fais-tu pour réussir là où tout le monde échoue ?
Coyote haussa les épaules et répondit :
-C'est pourtant simple : je ne fais jamais rien comme les autres !"

Extrait d'un conte navajo "Coyote et le géant" tiré  de Contes des sages peaux-rouges de P. Fauliot et P. Fischmann, 2009.

jeudi 22 décembre 2011

A New Year

Joyeuses fêtes de fin d'année.
Merry Christmas & Happy New Year

"Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles."
D'après Yvan Audouard dans Les Pensées.


WAKAN TANKA ou le Grand Mystère

"O Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants ; je suis faible ... je suis petit ... j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées, et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix."
Prière ojibwa

Le Dico des Indiens / M. Piquemal, éd. De La Martinière Jeunesse.

vendredi 11 novembre 2011

Les Indiens et les animaux dans l'expression artistique et rituelle

Maisons et objets
Dans certains endroits comme la côte du nord-ouest de l'Amérique du nord (entre l'état Washington et l' Alaska Est), un ensemble d'îlots, de fjords profonds, de bras de mer étroits et de criques, des maisons imposantes se dressent, pourtant à l'abri des regards. Avec des dimensions de plus de 60 m de long et 15 m de large, elles arborent fièrement des symboles totémiques de baleine, d'ours, de loup, et d'aigle dans les tons rouges, noirs et blancs des Kwakiutls.



L'amour des Indiens pour les animaux se retrouvent aussi sur certains objets rituels tels les pipes. La majorité des tribus fabriquaient deux types de tabac dont un utilisé pendant les cérémonies. En os, grès, ardoise, bois, calcaire, argile ..., elles étaient sculptées à l' effigie d'animaux et ornées avec des poils, plumes, perles ...


L'art et les danses
Certaines danses sacrées célèbraient les animaux. Les Utes avaient une danse dédiée à l'ours dans le Colorado et dans l'Utah. Le bison, le cerf, l'élan, le cheval, la tortue, le chien, l'aigle et d'autres oiseaux avaient chacun "leur danse". Soit les Indiens priaient pour que leur chasse aboutisse, soit ils vantaient simplement une qualité chez l'animal en question, la fidélité par exemple pour le cheval.

Le loup avait une place importante dans l'art et les rituels, notamment ceux des Nootkas. Ces derniers portaient des masques de loups lors des cérémonies d' initiation (nutlam) où les loups ancestraux transmettaient les secrets des esprits aux initiés. D'autres danses masquées (avec des masques d'ours) se retrouvaient chez les Ingaliks et les Esquimaux Youpiks en Arctique et Subarctique. 

Références :
Le Grand livre des Indiens d'Amérique, éd. Atlas, 1996
Guide des tribus indiennes d'Amérique de A. Marquis, éd. du Rocher, 1995

vendredi 14 octobre 2011

A Personal Homage

En 1871, le père aimé du Chef Joseph de la tribu des Nez-Percés, Tu-eka-kas, lui expliqua une dernière fois l' importance des racines, le respect des aieux, et la transmission du patrimoine à son fils alors que les Blancs cherchaient à s'emparer à tout prix de leurs territoires.
"'N'oublie jamais, fils, mes paroles de mourant. Cette terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère.' Je pressai les mains de mon père et lui dis que je protégerai sa tombe de ma vie. Mon père sourit et partit pour le pays de l'esprit."
Extrait tiré de Pieds nus sur la terre sacrée de T. C. McLuhan, éd. Denoel, 2004.


J. L. 1935-1994 et J. L. 1925-2008 (aquarelle 2008 d'après une photo en n. et b. prise en forêt de Trois-Fontaines).
We always love you, God bless you.


lundi 19 septembre 2011

Les Indiens et les animaux d'eau

La tortue à l' origine du jour et de la nuit

Un mythe très connu chez les Indiens d'Amérique place la tortue au début de la création du monde. Ce dernier était fort sombre. Les animaux du Grand Conseil décidèrent la création d' une lumière. Petite Tortue imagina un feu à base de grands éclairs pour le fixer dans le ciel. Il donna naissance à un soleil fixe. Le Grand Conseil exigea du mouvement. La tortue creusa un trou dans la première île pour que le soleil puisse y passer au travers, tout inonder de sa chaleur et lumière, et faire le tour de la Terre. Pour que l' astre ne resta pas seul, elle créa aussi la lune pour qu 'elle puisse donner des étoiles au soleil.

Animaux de papier mâché décorés de papiers décopatch, mûrier, de revues et journaux, peinture acrylique et vernis-colle.

La naissance des animaux du Grand Nord

Lors d' une période de famine dans les régions froides, au coeur de la montagne, l 'esprit du caribou, "Tikitsirtuq", transforma sa paire de bottes en de nombreux caribous. Ensuite, cette esprit femme jetta sa culotte dans la mer et en fit ressortir des morses. Lors de ces créations, le premier caribou avait de longues canines, et le premier morse de longs bois, ce qui n'était ni logique, ni pratique, pour les animaux eux-mêmes ou les chasseurs. Les deux animaux échangèrent leurs défenses, pour le bien de tous.

Animaux et luge de papier mâché décorés de papiers décopatch et mûrier, vernis-colle.
Voir Les Mythologies, Encyclopédie Junior, ed. Fleurus.

dimanche 21 août 2011

Les premiers défenseurs de l'environnement

Arbres bois et papier mâché (peinture acrylique, papier décopatch et mûrier, autocollants, vernis-colle).

"Notre Sainte Mère la Terre, les arbres et toute la nature sont les témoins de vos pensées et de vos actions."
Proverbe Winnebago


Les Lakotas (tribus de l' Ouest, les Sioux) aimaient marcher pieds nus sur le sol, la terre sacrée. Les vieux Indiens aimaient s'asseoir ou s'allonger à même le sol pour sentir la vie projetée par la terre Ils se sentaient plus proches de toutes les forces vives de la nature. Ils avaient le sentiment de deviner des secrets, de mieux percevoir certains signes et obtenir les clés de la sagesse.

Crowfoot, grand guerrier et chasseur, a cédé en 1877 de nombreuses prairies au gouvernement canadien, entraînant la disparition de bisons et la famine chez les Blackfeet. En 1890, il expliqua une dernière fois avant sa mort les liens indéfectibles unissant les Indiens à la nature et regretta le manque de respect de l'homme envers l'environnement. Dans son discours, il souligna le fait que les Indiens ne cueillaient que des fruits, des plantes, et ne chassaient que dans le but de s'alimenter, sans saccager et blesser inutilement. Les Indiens n'utilisaient que du bois mort alors que l'homme blanc abattait des arbres en grande quantité, les déterrait, les arrachait et les sciait sans ménagement, sans aucune retenue.

Tatanga Mani ou Walking Buffalo (1871-1967), Indien Stoney, lors de ces échanges avec le gouvernement canadien (et plus tard représentant du peuple Indien à l'étranger), expliqua qu'il avait beaucoup appris sur la vie, le temps qui passe, les animaux, le Grand Esprit, au contact des arbres :"Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez."
Il n'oublia pas d'ajouter lors d'une déclaration à Londres : "Quand on vit à l'écart des accomplissements du Grand Esprit, on oublie vite ses lois".

Les Indiens étaient très observateurs et admiratifs de Dame Nature, de sa façon de se regénérer et de s'adapter à de rudes conditions comme le souligne Sitting Bull, guerrier Sioux lorqu'il explique aimer regarder le cycle des chênes et les glands parce qu'ils ont la faculté de traverser les tempêtes de l'hiver et les chaleurs de l'été.
Voir Pieds nus sur la Terre sacrée de T. C. McLuhan et E. S. Curtis, éd. Denoel, 2004.