Loup

Loup

jeudi 22 décembre 2011

A New Year

Joyeuses fêtes de fin d'année.
Merry Christmas & Happy New Year

"Il y aurait beaucoup de tendresse à apprendre des loups et beaucoup de férocité des tourterelles."
D'après Yvan Audouard dans Les Pensées.


WAKAN TANKA ou le Grand Mystère

"O Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants ; je suis faible ... je suis petit ... j'ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées, et rends mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre ta voix."
Prière ojibwa

Le Dico des Indiens / M. Piquemal, éd. De La Martinière Jeunesse.

vendredi 11 novembre 2011

Les Indiens et les animaux dans l'expression artistique et rituelle

Maisons et objets
Dans certains endroits comme la côte du nord-ouest de l'Amérique du nord (entre l'état Washington et l' Alaska Est), un ensemble d'îlots, de fjords profonds, de bras de mer étroits et de criques, des maisons imposantes se dressent, pourtant à l'abri des regards. Avec des dimensions de plus de 60 m de long et 15 m de large, elles arborent fièrement des symboles totémiques de baleine, d'ours, de loup, et d'aigle dans les tons rouges, noirs et blancs des Kwakiutls.



L'amour des Indiens pour les animaux se retrouvent aussi sur certains objets rituels tels les pipes. La majorité des tribus fabriquaient deux types de tabac dont un utilisé pendant les cérémonies. En os, grès, ardoise, bois, calcaire, argile ..., elles étaient sculptées à l' effigie d'animaux et ornées avec des poils, plumes, perles ...


L'art et les danses
Certaines danses sacrées célèbraient les animaux. Les Utes avaient une danse dédiée à l'ours dans le Colorado et dans l'Utah. Le bison, le cerf, l'élan, le cheval, la tortue, le chien, l'aigle et d'autres oiseaux avaient chacun "leur danse". Soit les Indiens priaient pour que leur chasse aboutisse, soit ils vantaient simplement une qualité chez l'animal en question, la fidélité par exemple pour le cheval.

Le loup avait une place importante dans l'art et les rituels, notamment ceux des Nootkas. Ces derniers portaient des masques de loups lors des cérémonies d' initiation (nutlam) où les loups ancestraux transmettaient les secrets des esprits aux initiés. D'autres danses masquées (avec des masques d'ours) se retrouvaient chez les Ingaliks et les Esquimaux Youpiks en Arctique et Subarctique. 

Références :
Le Grand livre des Indiens d'Amérique, éd. Atlas, 1996
Guide des tribus indiennes d'Amérique de A. Marquis, éd. du Rocher, 1995

vendredi 14 octobre 2011

A Personal Homage

En 1871, le père aimé du Chef Joseph de la tribu des Nez-Percés, Tu-eka-kas, lui expliqua une dernière fois l' importance des racines, le respect des aieux, et la transmission du patrimoine à son fils alors que les Blancs cherchaient à s'emparer à tout prix de leurs territoires.
"'N'oublie jamais, fils, mes paroles de mourant. Cette terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère.' Je pressai les mains de mon père et lui dis que je protégerai sa tombe de ma vie. Mon père sourit et partit pour le pays de l'esprit."
Extrait tiré de Pieds nus sur la terre sacrée de T. C. McLuhan, éd. Denoel, 2004.


J. L. 1935-1994 et J. L. 1925-2008 (aquarelle 2008 d'après une photo en n. et b. prise en forêt de Trois-Fontaines).
We always love you, God bless you.


lundi 19 septembre 2011

Les Indiens et les animaux d'eau

La tortue à l' origine du jour et de la nuit

Un mythe très connu chez les Indiens d'Amérique place la tortue au début de la création du monde. Ce dernier était fort sombre. Les animaux du Grand Conseil décidèrent la création d' une lumière. Petite Tortue imagina un feu à base de grands éclairs pour le fixer dans le ciel. Il donna naissance à un soleil fixe. Le Grand Conseil exigea du mouvement. La tortue creusa un trou dans la première île pour que le soleil puisse y passer au travers, tout inonder de sa chaleur et lumière, et faire le tour de la Terre. Pour que l' astre ne resta pas seul, elle créa aussi la lune pour qu 'elle puisse donner des étoiles au soleil.

Animaux de papier mâché décorés de papiers décopatch, mûrier, de revues et journaux, peinture acrylique et vernis-colle.

La naissance des animaux du Grand Nord

Lors d' une période de famine dans les régions froides, au coeur de la montagne, l 'esprit du caribou, "Tikitsirtuq", transforma sa paire de bottes en de nombreux caribous. Ensuite, cette esprit femme jetta sa culotte dans la mer et en fit ressortir des morses. Lors de ces créations, le premier caribou avait de longues canines, et le premier morse de longs bois, ce qui n'était ni logique, ni pratique, pour les animaux eux-mêmes ou les chasseurs. Les deux animaux échangèrent leurs défenses, pour le bien de tous.

Animaux et luge de papier mâché décorés de papiers décopatch et mûrier, vernis-colle.
Voir Les Mythologies, Encyclopédie Junior, ed. Fleurus.

dimanche 21 août 2011

Les premiers défenseurs de l'environnement

Arbres bois et papier mâché (peinture acrylique, papier décopatch et mûrier, autocollants, vernis-colle).

"Notre Sainte Mère la Terre, les arbres et toute la nature sont les témoins de vos pensées et de vos actions."
Proverbe Winnebago


Les Lakotas (tribus de l' Ouest, les Sioux) aimaient marcher pieds nus sur le sol, la terre sacrée. Les vieux Indiens aimaient s'asseoir ou s'allonger à même le sol pour sentir la vie projetée par la terre Ils se sentaient plus proches de toutes les forces vives de la nature. Ils avaient le sentiment de deviner des secrets, de mieux percevoir certains signes et obtenir les clés de la sagesse.

Crowfoot, grand guerrier et chasseur, a cédé en 1877 de nombreuses prairies au gouvernement canadien, entraînant la disparition de bisons et la famine chez les Blackfeet. En 1890, il expliqua une dernière fois avant sa mort les liens indéfectibles unissant les Indiens à la nature et regretta le manque de respect de l'homme envers l'environnement. Dans son discours, il souligna le fait que les Indiens ne cueillaient que des fruits, des plantes, et ne chassaient que dans le but de s'alimenter, sans saccager et blesser inutilement. Les Indiens n'utilisaient que du bois mort alors que l'homme blanc abattait des arbres en grande quantité, les déterrait, les arrachait et les sciait sans ménagement, sans aucune retenue.

Tatanga Mani ou Walking Buffalo (1871-1967), Indien Stoney, lors de ces échanges avec le gouvernement canadien (et plus tard représentant du peuple Indien à l'étranger), expliqua qu'il avait beaucoup appris sur la vie, le temps qui passe, les animaux, le Grand Esprit, au contact des arbres :"Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez."
Il n'oublia pas d'ajouter lors d'une déclaration à Londres : "Quand on vit à l'écart des accomplissements du Grand Esprit, on oublie vite ses lois".

Les Indiens étaient très observateurs et admiratifs de Dame Nature, de sa façon de se regénérer et de s'adapter à de rudes conditions comme le souligne Sitting Bull, guerrier Sioux lorqu'il explique aimer regarder le cycle des chênes et les glands parce qu'ils ont la faculté de traverser les tempêtes de l'hiver et les chaleurs de l'été.
Voir Pieds nus sur la Terre sacrée de T. C. McLuhan et E. S. Curtis, éd. Denoel, 2004.

samedi 20 août 2011

Indiens et chevaux 2


Livre-boîte papier mâché et marque-page bois recouverts de peinture acrylique, de papier décopatch, d'images poésie, d'éléments en papier et feutrine, de pierres décoration et vernis-colle.

Extrait du "Chant du cheval"

"Les pieds du cheval sont des mirages,
Sa course est un arc-en-ciel,
Le soleil lui a enfilé sa bride,
Sa queue est une pluie noire,
Sa crinière, un nuage
D'où tombe une averse, [...]"
Tiré de La Mythologie Navajo de L. Sauerwein aux ed. Actes Sud junior,
collection "Les Naissances du Monde".
Les chevaux des Indiens ne portaient pas tous un nom. Chevaux dressés, étalons et certaines juments avaient ce privilège. Des noms de couleurs leur étaient souvent attribués, ou choisis selon leur caractère ou des évènements les concernant.
Ils portaient un harnachement, plus ou moins élaboré selon la tribu, l'importance donné à l'animal en question, mais aussi selon l'évènement du moment. Inspirés par les Espagnols, les tribus employaient divers matériaux pour la selle, les décorations de poitrail, les lassos, brides et autres, à savoir des peaux de bisons, des crins de chevaux, des cornes de wapiti, des poils de daims, du bois, des tissus, des herbes sèches, et sans oublier des perles ...
Il arrivait que la selle soit conçue par rapport à la taille du cavalier. Certaines d'entres elles étaient très parées, de véritables joyaux, offertes en cadeaux de mariage.

Voir Chevaux en terre indienne de F. Perrot aux ed. A. Michel, collection "Terre indienne".

jeudi 14 juillet 2011

Débuts du monde et légendes Navajo

Les insectes à l'origine du monde

Selon le mythe originel Navajo, la création du monde est passée par 4 phases, 4 traversées où les différents mondes se sont rencontrés, affrontés, appréciés. Fourmis, abeilles, scarabées, mouches, criquets, libellules, oiseaux, sauterelles, ont dû évoluer dans des mondes à dominance noire, bleue, jaune, avant d'atteindre le quatrième, noir et blanc  où l'homme et la femme y ont fait leur apparition.

Dans le premier monde où tous les insectes étaient rampants, la vie était très difficile au sein d'un lieu sombre et volcanique. Un insecte ingénieux trouva une pierre de mica et à l'aide de ce matériau fin et translucide, se fabriqua des ailes. Devenu une libellule, il montra la voie de la liberté aux autres.
Voir La Mythologie Navajo de L. Sauerwein, ed. Actes Sud Junior, collection "Les Naissances du Monde".

Vase en papier mâché et fleurs en bois décorés (acrylique, décopatch, serviettes en papier, autocollants et vernis-colle).

L' arbre : l'abri dans la tempête

Dans la culture occidentale, l' Arche de Noé permit de sauver l' homme et les espèces les plus importantes. Dans la culture Navajo, face au Grand Déluge, un gigantesque arbre, issu de roseaux, se forma et devint le refuge pour tous les premiers peuples de la Terre, les animaux, les insectes. Certains s'engouffrèrent à l' intérieur comme les hommes et les animaux, d'autres comme les oiseaux et les papillons se réfugièrent dans le feuillage ou colonisèrent l'écorce comme les insectes. 
Voir La Mythologie Navajo de L. Sauerwein, ed. Actes Sud Junior, collection "Les Naissances du Monde".

 
Arbre en bois peint (acrylique, vernis-colle), recouvert de papier décopatch.