Loup

Loup

vendredi 14 octobre 2011

A Personal Homage

En 1871, le père aimé du Chef Joseph de la tribu des Nez-Percés, Tu-eka-kas, lui expliqua une dernière fois l' importance des racines, le respect des aieux, et la transmission du patrimoine à son fils alors que les Blancs cherchaient à s'emparer à tout prix de leurs territoires.
"'N'oublie jamais, fils, mes paroles de mourant. Cette terre renferme le corps de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère.' Je pressai les mains de mon père et lui dis que je protégerai sa tombe de ma vie. Mon père sourit et partit pour le pays de l'esprit."
Extrait tiré de Pieds nus sur la terre sacrée de T. C. McLuhan, éd. Denoel, 2004.


J. L. 1935-1994 et J. L. 1925-2008 (aquarelle 2008 d'après une photo en n. et b. prise en forêt de Trois-Fontaines).
We always love you, God bless you.


lundi 19 septembre 2011

Les Indiens et les animaux d'eau

La tortue à l' origine du jour et de la nuit

Un mythe très connu chez les Indiens d'Amérique place la tortue au début de la création du monde. Ce dernier était fort sombre. Les animaux du Grand Conseil décidèrent la création d' une lumière. Petite Tortue imagina un feu à base de grands éclairs pour le fixer dans le ciel. Il donna naissance à un soleil fixe. Le Grand Conseil exigea du mouvement. La tortue creusa un trou dans la première île pour que le soleil puisse y passer au travers, tout inonder de sa chaleur et lumière, et faire le tour de la Terre. Pour que l' astre ne resta pas seul, elle créa aussi la lune pour qu 'elle puisse donner des étoiles au soleil.

Animaux de papier mâché décorés de papiers décopatch, mûrier, de revues et journaux, peinture acrylique et vernis-colle.

La naissance des animaux du Grand Nord

Lors d' une période de famine dans les régions froides, au coeur de la montagne, l 'esprit du caribou, "Tikitsirtuq", transforma sa paire de bottes en de nombreux caribous. Ensuite, cette esprit femme jetta sa culotte dans la mer et en fit ressortir des morses. Lors de ces créations, le premier caribou avait de longues canines, et le premier morse de longs bois, ce qui n'était ni logique, ni pratique, pour les animaux eux-mêmes ou les chasseurs. Les deux animaux échangèrent leurs défenses, pour le bien de tous.

Animaux et luge de papier mâché décorés de papiers décopatch et mûrier, vernis-colle.
Voir Les Mythologies, Encyclopédie Junior, ed. Fleurus.

dimanche 21 août 2011

Les premiers défenseurs de l'environnement

Arbres bois et papier mâché (peinture acrylique, papier décopatch et mûrier, autocollants, vernis-colle).

"Notre Sainte Mère la Terre, les arbres et toute la nature sont les témoins de vos pensées et de vos actions."
Proverbe Winnebago


Les Lakotas (tribus de l' Ouest, les Sioux) aimaient marcher pieds nus sur le sol, la terre sacrée. Les vieux Indiens aimaient s'asseoir ou s'allonger à même le sol pour sentir la vie projetée par la terre Ils se sentaient plus proches de toutes les forces vives de la nature. Ils avaient le sentiment de deviner des secrets, de mieux percevoir certains signes et obtenir les clés de la sagesse.

Crowfoot, grand guerrier et chasseur, a cédé en 1877 de nombreuses prairies au gouvernement canadien, entraînant la disparition de bisons et la famine chez les Blackfeet. En 1890, il expliqua une dernière fois avant sa mort les liens indéfectibles unissant les Indiens à la nature et regretta le manque de respect de l'homme envers l'environnement. Dans son discours, il souligna le fait que les Indiens ne cueillaient que des fruits, des plantes, et ne chassaient que dans le but de s'alimenter, sans saccager et blesser inutilement. Les Indiens n'utilisaient que du bois mort alors que l'homme blanc abattait des arbres en grande quantité, les déterrait, les arrachait et les sciait sans ménagement, sans aucune retenue.

Tatanga Mani ou Walking Buffalo (1871-1967), Indien Stoney, lors de ces échanges avec le gouvernement canadien (et plus tard représentant du peuple Indien à l'étranger), expliqua qu'il avait beaucoup appris sur la vie, le temps qui passe, les animaux, le Grand Esprit, au contact des arbres :"Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font pourtant ! Ils parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez."
Il n'oublia pas d'ajouter lors d'une déclaration à Londres : "Quand on vit à l'écart des accomplissements du Grand Esprit, on oublie vite ses lois".

Les Indiens étaient très observateurs et admiratifs de Dame Nature, de sa façon de se regénérer et de s'adapter à de rudes conditions comme le souligne Sitting Bull, guerrier Sioux lorqu'il explique aimer regarder le cycle des chênes et les glands parce qu'ils ont la faculté de traverser les tempêtes de l'hiver et les chaleurs de l'été.
Voir Pieds nus sur la Terre sacrée de T. C. McLuhan et E. S. Curtis, éd. Denoel, 2004.

samedi 20 août 2011

Indiens et chevaux 2


Livre-boîte papier mâché et marque-page bois recouverts de peinture acrylique, de papier décopatch, d'images poésie, d'éléments en papier et feutrine, de pierres décoration et vernis-colle.

Extrait du "Chant du cheval"

"Les pieds du cheval sont des mirages,
Sa course est un arc-en-ciel,
Le soleil lui a enfilé sa bride,
Sa queue est une pluie noire,
Sa crinière, un nuage
D'où tombe une averse, [...]"
Tiré de La Mythologie Navajo de L. Sauerwein aux ed. Actes Sud junior,
collection "Les Naissances du Monde".
Les chevaux des Indiens ne portaient pas tous un nom. Chevaux dressés, étalons et certaines juments avaient ce privilège. Des noms de couleurs leur étaient souvent attribués, ou choisis selon leur caractère ou des évènements les concernant.
Ils portaient un harnachement, plus ou moins élaboré selon la tribu, l'importance donné à l'animal en question, mais aussi selon l'évènement du moment. Inspirés par les Espagnols, les tribus employaient divers matériaux pour la selle, les décorations de poitrail, les lassos, brides et autres, à savoir des peaux de bisons, des crins de chevaux, des cornes de wapiti, des poils de daims, du bois, des tissus, des herbes sèches, et sans oublier des perles ...
Il arrivait que la selle soit conçue par rapport à la taille du cavalier. Certaines d'entres elles étaient très parées, de véritables joyaux, offertes en cadeaux de mariage.

Voir Chevaux en terre indienne de F. Perrot aux ed. A. Michel, collection "Terre indienne".

jeudi 14 juillet 2011

Débuts du monde et légendes Navajo

Les insectes à l'origine du monde

Selon le mythe originel Navajo, la création du monde est passée par 4 phases, 4 traversées où les différents mondes se sont rencontrés, affrontés, appréciés. Fourmis, abeilles, scarabées, mouches, criquets, libellules, oiseaux, sauterelles, ont dû évoluer dans des mondes à dominance noire, bleue, jaune, avant d'atteindre le quatrième, noir et blanc  où l'homme et la femme y ont fait leur apparition.

Dans le premier monde où tous les insectes étaient rampants, la vie était très difficile au sein d'un lieu sombre et volcanique. Un insecte ingénieux trouva une pierre de mica et à l'aide de ce matériau fin et translucide, se fabriqua des ailes. Devenu une libellule, il montra la voie de la liberté aux autres.
Voir La Mythologie Navajo de L. Sauerwein, ed. Actes Sud Junior, collection "Les Naissances du Monde".

Vase en papier mâché et fleurs en bois décorés (acrylique, décopatch, serviettes en papier, autocollants et vernis-colle).

L' arbre : l'abri dans la tempête

Dans la culture occidentale, l' Arche de Noé permit de sauver l' homme et les espèces les plus importantes. Dans la culture Navajo, face au Grand Déluge, un gigantesque arbre, issu de roseaux, se forma et devint le refuge pour tous les premiers peuples de la Terre, les animaux, les insectes. Certains s'engouffrèrent à l' intérieur comme les hommes et les animaux, d'autres comme les oiseaux et les papillons se réfugièrent dans le feuillage ou colonisèrent l'écorce comme les insectes. 
Voir La Mythologie Navajo de L. Sauerwein, ed. Actes Sud Junior, collection "Les Naissances du Monde".

 
Arbre en bois peint (acrylique, vernis-colle), recouvert de papier décopatch.

dimanche 12 juin 2011

Les Indiens face aux forces de l'Univers

L'aigle, le messager des esprits

Aquarelle de juin 2011.

Pour toutes les tribus indiennes, les forces naturelles comme l'eau, le feu, l'air et la terre possédaient des esprits qui cherchaient à entrer en contact avec les hommes pour leur bien et prenaient parfois une apparence humaine. Pour les Indiens d'Amérique, le tonnerre par exemple apparaîssait sous la forme d'un aigle géant. Ses ailes faisaient un bruit de tonnerre en plein élan et son regard, meurtrier, lançait des éclairs. Majestueux, dégageant une force surnaturelle, il était celui qui pouvait sauver les peuples de catastrophes naturelles, d'une défaite, protégeant les plus faibles ... Certaines tribus de l'Est  le vénéraient comme un grand-père.

Pour d'autres, l'aigle était synonyme de messager de l'au-delà. Selon un mythe kwakiutl, un aigle apparut à un vieillard lorsque ce dernier fut incapable de soulever des poutres en bois. L'oiseau les souleva en l'air et se transforma en humain. Il l'informa que désormais, tonnerre et éclairs ne se manifesteraient plus qu'au moment d'un décès. L'orage fut associé dès lors à un présage de mort.

En Amérique du Sud, cet animal était aussi emblématique chez les Aztèques, esprit des ancêtres et messager des dieux, à cause de son caractère guerrier et sanguinaire. L'aigle était associé au ciel, au soleil, et à la guerre, au dieu Huizilopochtli. Chaque guerrier mort au combat était assuré de monter au paradis au côté de ce magnifique oiseau. Ce dernier était aussi représenté dévorant un coeur humain car il exigeait de nombreux sacrifices.

Voir l'Encyclopédie junior 2010 Les Mythologies des éd. Fleurus.

L'aigle américain, pygargue à tête blanche

Le peuple américain l'a choisi comme emblème des Etats-Unis (sceau réalisé en 1782 à l'initiative notamment de Thomas Jefferson et Benjamin Franklin et validé en 1789). Le plumage est brun sur le corps et les ailes, la tête, le cou et la queue sont blancs. Il a une envergure de 2 m 20 pour une taille entre 90-95 cm. Il vit en Amérique du Nord près des lacs, fleuves et côtes maritimes. Il se nourrit de poissons, d'oiseaux, de petits mammifères, de tortues et de cadavres d'animaux divers. Il pond deux oeufs en moyenne par femelle. Les petits volent au bout de 3 mois mais ne quittent pas forcément le nid. Son beau plumage apparaît au bout de 5 ans environ.

Voir Les Aigles de M. Dupérat aux éd. Artémis, collection "Portraits sauvages", 2006.

dimanche 15 mai 2011

Les Indiens et les animaux créateurs

La création de la toute première île, l'île Wendake
Récit huron (Wendat)

Un jour, une jeune femme nommée Aataensic, enceinte, creusa un trou au pied d'un arbre afin d'y trouver des racines. Elle y tomba et fit une très longue chute jusquà l'océan où elle faillit s'y noyer. Heureusement, elle fut sauvée par de grandes oies sauvages qui la ramenèrent auprès de la Grande Tortue.
Cette dernière convoqua tous les animaux aquatiques à qui elle demanda de ramener de la terre. Trois d'entre eux, les plus téméraires, dont la loutre, le rat musqué et le castor, échouèrent après de nombreuses tentatives. Ils y perdirent la vie.
Seul un vieux crapaud revint avec la terre tant attendue. Elle fut déposée sur le dos de la Grande Tortue, laquelle devint une île verdoyante. Aataensic put s'y installer et donna naissance à des jumeaux.

Référence :
Encyclopédie junior, Les Mythologies, éd. Fleurus, 2010.


Tortue marine (aquarelle mai 2011, double clic pr agrandir)
 Les tortues aujourd'hui
  • Les tortues-luth
Avec plus de 2 m de long pour environ 400 kg, elles seraient moins de 30 000 espèces dans le monde. Elles se trouvent un peu partout dans l'Océan Atlantique, les eaux tropicales, notamment vers l'Amérique du Sud. Ces animaux marins imposants, ces espèces en voie de disparition, sont victimes de la chasse, de la pollution (elles s'étouffent avec les sacs en plastiques) et leur habitat tend à disparaître.
  •  Les tortues vertes
Ces tortues communes parcourent des milliers de kms dans les océans et mers du monde entier, avec une préférence pour les eaux chaudes. Ce sont de grandes migratrices. Elles ont la particularité de revenir pondre sur la plage où elles sont nées. Elles se nourrissent d'herbes marines. Elles se reproduisent tous les 2 à 5 ans, créant des trous pour y pondre de 100 à 150 oeufs. Peu des petites tortues rejoignent  la mer, dévorées avant par les prédateurs. 
Elles sont également menacées par la chasse, la pollution et le développement côtier qui détruit leur habitat naturel.

Références :
SOS animaux en danger de Charline Zeitoun, éd. Mango jeunesse, 2007.
Animaux en danger d' Andrea Mills, éd. Gallimard jeunesse, 2005.